Accueil » L’hypnose Ericksonienne : qu’est-ce que c’est ?

L’hypnose Ericksonienne : qu’est-ce que c’est ?

Quelques réponses aux questions les plus courantes.

L’hypnose en quelques mots, c’est quoi ?

L’hypnose désigne un ensemble d’états modifiés de conscience, aussi bien que les techniques qui permettent d’atteindre ces état. Les états d’hypnose changent notre manière de voir, ressentir, percevoir. Ils nous permettent alors un accès plus facile à certains éléments de notre propre personnalité, de notre structure psychique. Il existe une multitude de manières de vivre l’hypnose. Un point commun entre elles sera une plus grande facilité d’apprentissage, d’accès au changement.

La différence entre l’accompagnement en hypnose et l’hypnose de spectacle

On parle souvent d’accompagnement en hypnose pour différencier de l’hypnose de spectacle. Si, entre ces deux formes d’hypnose, certaines techniques utilisées peuvent se ressembler, les objectifs diffèrent radicalement. D’un côté, il s’agit d’une posture de partenariat et d’outils placés au service de la satisfaction des besoins d’une personne, de l’autre, d’une technique de divertissement destinée à impressionner le plus grand nombre.

Les origines de l’hypnose d’accompagnement d’aujourd’hui

Les états modifiés de conscience intéressent l’humanité sans doute depuis son origine. Dans toutes les cultures humaines, on retrouve des pratiques, des rituels, qui permettent d’accéder à d’autres manières de voir, de sentir, de percevoir, notamment pour trouver des réponses qui semblent inaccessibles dans un état ordinaire. 

S’agissant de prendre soin de notre psyché, en Europe et notamment en France, jusqu’au XVIIIe siècle, la prise en charge des troubles psychiques était en pratique réservée… aux exorcistes. 

Fort heureusement, nos sociétés occidentales ont cheminé sur ces questions, et l’hypnose d’aujourd’hui résulte d’une coévolution avec la psychanalyse dans un premier temps, puis les thérapies cognitivo-comportementales, sans oublier la programmation neuro linguistique (PNL).

Milton Erickson est devenu une figure de l’hypnose du XXe siècle après avoir expérimenté sur lui-même les pouvoirs de l’auto-suggestion hypnotique. Complètement alité, immobilisé par la poliomyélite, il décide de déjouer les pronostics de son médecin (lui annonçant une mort certaine) en se convainquant lui-même de sa capacité de guérison et en réapprenant, patiemment, les gestes nécessaires à une vie quotidienne plus autonome. Il doit à sa force mentale et à sa persévérance de pouvoir finalement marcher de nouveau, avec des béquilles. Après des études de médecine, il devient célèbre pour son enseignement des techniques hypnotiques, et on le présente, encore aujourd’hui, comme le père des thérapies brèves.

L’accompagnement en hypnose, pour quoi faire ?

Un état modifié de conscience induit par l’hypnose facilite l’apprentissage de l’esprit et donc également les dynamiques de changement. En vous aidant à reconfigurer vos connexions cérébrales (sans pour autant le faire à votre place), cette pratique renforce votre capacité à atteindre des objectifs qui vous ressemblent, vous aide à renforcer votre sentiment d’auto-efficacité.

Les effets de l’hypnose sont très documentés sur la gestion de la douleur, les troubles gastro-intestinaux, l’anxiété, le stress et les troubles du sommeil, les addictions et les troubles du comportement alimentaire.

Souvent, les sujets qui nous préoccupent sont transversaux, ne rentrent pas complètement dans des catégories. Pour de telles situations, la qualité de la relation avec votre accompagnant combinée à votre envie de cheminer différemment, avec l’aide des états modifiés de conscience, seront des facteurs déterminants pour l’atteinte de vos objectifs. Dès lors, les sujets possibilies d’exploration deviennent très nombreux.

Voici quelques exemples :

– gagner en confiance en soi,

– prendre une décision,

– changer de comportement, de vie, de métier,

– changer votre rapport à vos émotions,

– vous libérer de scénarios de vie répétitifs

– accroître la concentration, les capacités d’apprentissage,

– vous libérer d’addictions,

– ….


L’hypnose ericksonienne, une hypnose de partenariat

Par rapport à l’hypnose classique (« dormez, je le veux »), à l’hypnose elmanienne, ou l’hypnose humaniste, l’hypnose ericksonienne revendique la plupart du temps une posture dite « basse ». Cela signifie que l’accompagnant se place au service de l’accompagné pour l’aider à trouver la juste manière de rentrer en état(s) d’hypnose. Il ne partage pas son opinion sur le vécu de la personne accompagnée (pas d’interprétation symbolique et encore moins de jugement de valeur)*.

L’accompagné bénéficie donc, le temps d’une ou plusieurs séances, d’un partenariat qui lui permet de déployer son propre univers, son vécu, son système de croyances et aussi ses propres ressources pour atteindre le changement souhaité, et souhaitable.

La psychologie au service d’une hypnose efficace et sécure

Milton Erickson a appuyé le développement de sa pratique sur une fine connaissance des théories psychologiques connues à son époque. Il est lui-même devenu une référence, outre chez les praticiens et théoriciens en hypnose, pour des théoriciens de l’école de Palo Alto (thérapie systémique) ou encore les fondateurs de la Programmation Neuro-Linguistique. Ainsi, les professionnels de l’hypnose formés sérieusement à l’accompagnement thérapeutique (demandez leur parcours) savent poser des hypothèses sur des dynamiques émotionnelles et psychologiques à l’œuvre, repérer les manifestations de psychotraumatisme (si vous voulez en savoir plus sur mes formations, cliquez sur le lien). En complément d’un accompagnement hypnotique « pur », le praticien formé à la thérapie peut alors partager ses connaissances en psychologie (psychopédagogie) et proposer des axes de travail, que l’accompagné est libre d’accepter ou de refuser (posture dite « médiane »).

La sécurité comme préalable au changement

L’accompagnement en hypnose erickonnienne crée les conditions pour que vous viviez ce que vous êtes prêts à vivre. C’est parce que les conditions sont sécures pour vous que vous pourrez vous autoriser à vous décaler, vous libérer, passer des caps…

Il n’est pas possible de rester « coincé » dans un état d’hypnose. Quand bien même votre accompagnant tomberait en apoplexie au milieu de votre voyage, la part de vous qui gère la satisfaction de vos besoins primaires vous amènera forcément à reprendre un état plus ordinaire, pour vous permettre à nouveau de boire, vous nourrir, etc.

Par ailleurs, un conseil pour vous prémunir de toute forme d’abus de la part de votre accompagnant : choisissez un professionnel sur la base de son cursus, ses formations, ses recommandations et aussi avec l’aide de votre intuition, ou votre ressenti. Des parts de votre personnalité savent précisément avec qui vous avez besoin de cheminer.

Une autre limite à la fameuse posture basse est effet le cadre du praticien en hypnose, impliquant notamment ses règles de pratique, son éthique, sa disponibilité à accompagner votre demande… (voir notamment l’onglet cadre d’intervention de mon site). Tout bon praticien connaît les limites de sa pratique.

Une autorisation médicale préalable nécessaire pour certaines personnes

L’hypnose n’est pas conseillée aux personnes souffrant de troubles psychotiques (schizophrénie, trouble bipolaire, trouble de la personnalité borderline, …) rendant le rapport à la réalité compliqué en situations ordinaires. Même en cas de troubles de l’humeur tels qu’une dépression bien installée, il vous sera demandé l’accord préalable (par écrit) de votre médecin, psychiatre ou psychologue.

Comment se passe une séance ?

Si vous me choisissez pour un accompagnement, consultez le cadre d’intervention pour en savoir plus.

Beaucoup de problématiques nécessitent plusieurs séances pour être travaillées. Cependant à la fin de chaque séance, vous repartez avec des éléments qui vont contribuer à vous faire cheminer.

Peut-on ne pas être réceptif à l’hypnose ?

Puisque l’humain vit au quotidien des états modifiés de conscience, c’est sans doute votre cas également. La croyance de ne pas être réceptif à l’hypnose résulte souvent d’une expérience d’hypnose de spectacle. Dans un objectif d’efficacité, l’artiste sélectionne au sein de son public les personnes les plus réceptives à sa propre technique. Donc, bonne nouvelle, vous êtes bien réceptif, réceptive à l’hypnose. Un des premiers axes d’un accompagnement sera de déterminer ce qui vous convient le mieux. Pour plus d’infos sur le sujet des résistances à rentrer en hypnose, je vous invite à consulter « Pourquoi l’hypnose ne marche pas sur vous ? (Et pourquoi c’est une bonne nouvelle) ».

Comment faire une séance en visio ?

Une séance en visioconférence va demander des conditions d’installation particulières, permettant de garantir la qualité du lien accompagnant-accompagné. Un mail plus précis viendra vous expliquer comment vous installer, avant chaque séance. Retenez qu’il vous faut, a minima : 

– un lieu où vous pouvez vous retrouver seul(e) et isolé(e) des sollicitations le temps de la séance,

– un caque ou des écouteurs,

– une chaise semblable à celle que vous utiliser pour le repas (ou un fauteuil de bureau),

– un support type table pour poser votre ordinateur ou votre téléphone (bien chargé).

Article écrit « à l’ancienne » par Candice.

Pour des questions plus globales sur ce que vous pourriez vivre en accompagnement, consultez la F.A.Q.

*NB : la psychopédagogie telle que je la pratique en complément de l’hypnose, du coaching et des constellations familiales et systémiques est toujours proposée en dehors des moments d’hypnose. Les clés de lecture que je vous apporte à l’aune de telle ou telle approche psychologique ou neuroscientifique ne sont que des propositions d’interprétation que vous restez libre de prendre, ou non.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut